Archive | 23 juin 2017

La prière INJUSTE

Dans le cadre de cette note ayons en tête la définition suivante pour le mot injuste savoir ce qui est contraire à la justice de DIEU et qui de fait ne LUI est pas agréable.

Nous avons l’ordre de prier sans cesse (Lire 1 Thessaloniciens chapitre 5) et d’autres passages de la Parole de DIEU contenue dans la Bible nous exhorte à la prière. Cela va sans dire que le croyant doit prier, il doit avoir une vie de prière. Celui qui commence à prendre conscience de cette nécessité réalise aussi que toutes les prières ne sont pas entendues par DIEU et encore moins exaucées. A cet endroit, il vaudrait mieux s’assurer que sa prière est entendue par LE DIEU QUI exauce les prières, il vaudrait mieux prendre le temps de comprendre les différentes choses qui font de la prière qui émane du croyant des abominations envers DIEU, qui en font des prières injustes. Plusieurs choses peuvent être relevées et chacune d’elles tombant sous le coup du péché c’est à dire de la désobéissance à la volonté divine au profit de sa propre volonté.

Ici, dans le cadre de la prière injuste, abordons un aspect en particulier : le fait de prier pour ce que nous savons pertinemment ne pas être la volonté de DIEU. Bien souvent, il est possible de connaître clairement ce que DIEU veut mais dans la mesure où cela n’arrange pas le croyant, le met dans une situation d’inconfort, il peut se retrouver à faire une prière injuste en ce qu’il espère en lui-même que DIEU viendrait à changer Sa divine volonté pour satisfaire ses intérêts égoïstes. 

Prenons en illustration le témoignage d’un homme qui nous a précédés et qui a adressé à DIEU une prière injuste, bien que connaissant Sa divine volonté. Je parle de Balaam.

Nous sommes dans Nombres au chapitre 23 à partir du verset 122 Et les fils d’Israël partirent, et campèrent dans les plaines de Moab, de l’autre côté du Jourdain de Jéricho. 2 Et Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens;  3 et Moab eut une fort grande peur du peuple, car il était nombreux; et Moab fut dans l’effroi à cause des fils d’Israël. 4 Et Moab dit aux anciens de Madian : Maintenant, cette multitude broutera tout ce qui est autour de nous, comme le bœuf broute l’herbe des champs. Or Balak, fils de Tsippor, était roi de Moab en ce temps-là. 5 Et il envoya des messagers à Balaam, fils de Béor, à Pethor, qui est sur le fleuve, dans le pays des fils de son peuple, pour l’appeler, en disant : Voici, un peuple, est sorti d’Égypte; voici, il couvre le dessus du pays, et il habite vis-à-vis de moi. 6 Et maintenant, viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus fort que moi; peut-être pourrai-je le frapper, et le chasserai-je du pays; car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. 7 Et les anciens de Moab et les anciens de Madian s’en allèrent, ayant dans leurs mains le salaire de la divination; et ils vinrent à Balaam et lui dirent les paroles de Balak. 8 Et il leur dit : Passez ici la nuit, et je vous rapporterai la parole selon que l’Éternel m’aura parlé. Et les seigneurs de Moab restèrent avec Balaam. 9 Et Dieu vint vers Balaam, et dit: Qui sont ces hommes [que tu as] chez toi? 10 Et Balaam dit à Dieu : Balak, fils de Tsippor, roi de Moab, [les] a envoyés vers moi, [en disant]: 11 Voici, un peuple est sorti d’Égypte, et il couvre le dessus du pays; viens maintenant, maudis-le-moi; peut-être pourrai-je combattre contre lui, et le chasserai-je. 12 Et Dieu dit à Balaam: Tu n’iras pas avec eux; tu ne maudiras pas le peuple, car il est béni. 13 Et Balaam se leva le matin, et dit aux seigneurs de Balak : Allez dans votre pays, car l’Éternel refuse de me laisser aller avec vous. 14 Et les seigneurs de Moab se levèrent, et s’en allèrent vers Balak, et dirent : Balaam a refusé de venir avec nous. 15 Et Balak envoya encore des seigneurs, plus nombreux et plus considérés que ceux-là; 16 et ils vinrent vers Balaam, et lui dirent : Ainsi a dit Balak, fils de Tsippor : Je te prie, ne te laisse pas empêcher de venir vers moi; 17 car je te comblerai d’honneurs, et tout ce que tu me diras, je le ferai; viens donc, je te prie, maudis-moi ce peuple. 18 Et Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak : Quand Balak me donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrais transgresser le commandement de l’Éternel, mon Dieu, pour faire une chose petite ou grande; 19 et maintenant, je vous prie, restez ici, vous aussi, cette nuit, et je saurai ce que l’Éternel aura de plus à me dire. 20 Et Dieu vint de nuit vers Balaam, et lui dit: Si ces hommes sont venus pour t’appeler, lève-toi, va avec eux; seulement, la parole que je te dirai, tu la feras. 21 Et Balaam, se leva le matin, et sella son ânesse, et s’en alla avec les seigneurs de Moab. 22 Mais la colère de Dieu s’enflamma parce qu’il s’en allait; et l’Ange de l’Éternel se plaça sur le chemin pour s’opposer à lui. Et il était monté sur son ânesse, et ses deux jeunes hommes étaient avec lui.

Besoin de confirmation?

Comment se fait-il que Balaam n’ait pas été catégorique lorsque ces messagers sont revenus vers lui pour lui demander de venir maudire (parler en mal) du peuple d’Israël alors que L’ÉTERNEL lui avait déjà interdit d’y aller? Se pourrait-il que la réponse de DIEU, Sa volonté révélée à Balaam savoir de ne pas aller maudire le peuple qui était béni de LUI, ne correspondait pas à l’inclinaison intérieure de Balaam?

Lorsque le croyant a déjà résolu dans son cœur de faire ce qu’il veut, il se cachera derrière le fait d’avoir besoin d’une « confirmation » de la volonté DIEU pour se permettre de LUI redemander « est-ce véritablement ce que TU veux? » et cela en espérant que DIEU change d’avis pour se conformer à son désir. Nous sommes en plein dans la requête, la prière qui n’est pas juste parce qu’elle est faite par un cœur hypocrite, qui n’ose pas avouer ses véritables motivations devant CELUI QUI examine les cœurs et les reins et QUI voit même ce que l’Homme pense cacher.

Précisons qu’il n’est pas mauvais en soi de demander à DIEU notre PÈRE une confirmation pour bien nous assurer d’avoir compris Sa volonté mais la différence entre ce cas de figure et la prière injuste du cœur non satisfait de la volonté de DIEU est très subtile et peut en apparence ne pas être décelée par les hommes. Or DIEU voit toutes choses y compris les plus profondes intentions de nos cœurs alors autant dire que LUI comme nous savons pertinemment lorsque nous LUI resoumettons un sujet de prière par motif d’égoïsme attendant qu’IL change Sa volonté pour faire la nôtre.

Si tu te reconnais dans ce cas de figure sache que la première étape est une repentance sincère devant DIEU parce que continuer sur ce chemin n’entraînera que ta ruine étant donné qu’on ne se moque pas de DIEU, tout ce que le croyant sème dans la chair, il en récoltera aussi de la chair, la corruption. En effet, l’une des conséquence les plus désastreuses souvent est le fait que DIEU nous livre aux penchants de nos cœurs en nous laissant faire comme bon nous semble : IL a laissé Balaam aller vers Balak. Était-ce parce que c’est ce qu’IL voulait? Je ne pense pas et ce n’est pas ce qui est écrit. Comment se fait-il alors qu’IL ait laissé Balaam y aller? Rappelons ici une vérité que le croyant ne doit pas oublier : LE DIEU SAINT n’est pas un dictateur; IL met devant nous le chemin de la vie et celui de la mort et nous laisse choisir en nous conseillant de choisir l’obéissance à Sa divine volonté qui mène à la vie.

Deutéronome chapitre 30 versets 15 à 20 15 Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. 16 Car je te prescris aujourd’hui d’aimer l’Éternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies, et d’observer ses commandements, ses lois et ses ordonnances, afin que tu vives et que tu multiplies, et que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse dans le pays dont tu vas entrer en possession. 17 Mais si ton cœur se détourne, si tu n’obéis point, et si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, 18 je vous déclare aujourd’hui que vous périrez, que vous ne prolongerez point vos jours dans le pays dont vous allez entrer en possession, après avoir passé le Jourdain. 19 J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, 20 pour aimer l’Éternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui: car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours, et c’est ainsi que tu pourras demeurer dans le pays que l’Éternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.  

C’est de fait au croyant que revient le choix de prendre le chemin de la vie ou alors de prendre celui de la mort mais DIEU QUI lui indique celui de la vie ne l’obligera jamais à faire le choix. Au croyant de faire attention, de prendre garde à la manière dont il dispose de sa volonté car il peut l’utiliser pour choisir la vie comme pour choisir la mort. L’un des dangers lorsque le croyant est livré aux penchants de son cœur est de s’enfoncer toujours plus dans la voie qui n’est pas la voie juste, qui n’est pas la voie de la volonté de DIEU et de se séduire lui-même par de faux raisonnements se forçant à croire qu’il a l’approbation du SAINT alors qu’il sait pertinemment que ce n’est pas le cas.

connaitre la volonté de DIEUEst-ce ainsi que tu es en train de marcher?

Fais demi-tour, reviens vers LE SAINT que tu as défié par ton attitude de désobéissance, de rébellion et humilie-toi devant Sa main puissance afin qu’IL te relève dans Sa grâce, auquel cas, tu encours le risque de continuer d’être séduit(e) au point de finir par croire en ce grossier mensonge qui consiste à penser que tu as l’approbation de DIEU, que tu fais Sa volonté. Tu sais très bien dans ton fort intérieur ce qu’il en est.

Le premier cas de prière injuste que nous venons d’évoquer se produit après avoir eu la connaissance de ce que DIEU veut, après avoir prié une première fois. Il est possible que la prière adressée par le croyant soit une abomination dès la première fois.

Tes yeux sont trop purs pour voir l’iniquité

Témoignage : lorsque j’ai commencé à prendre des leçons de conduite à l’auto-école, j’ai tout de suite réalisé les lacunes que j’avais. Une en particulier m’a faite tremblée car je ne savais absolument pas comment faire pour la résoudre. J’avais des problèmes de trajectoires mais plus graves encore, je ne parvenais pas à me rendre compte que mon véhicule n’était pas droit, sauf après être montée sur un trottoir par exemple.

Face à cela, il m’a été conseillé de demander à une personne ayant le permis de conduire de m’aider en conduisant sur les parkings afin de travailler ma trajectoire. Le seul bémol est que cela est illégal car tant qu’une personne n’a pas le permis de conduire, elle n’est pas autorisée à être au volant d’une voiture dans un lieu public. J’ai fait comprendre à la personne qui devait ainsi m’aider que j’avais un problème avec ma conscience et cette personne m’a conseillé d’aller prier pour savoir quoi faire. Au moment où je me suis retirée pour prier, cette phrase m’est venue « Tes yeux sont trop purs pour voir l’iniquité » et j’ai réalisé la gravité de mon acte : j’étais en train de demander à CELUI QUI est SAINT s’IL était oui ou non d’accord avec le fait que j’enfreigne la loi. Est-ce que vous réalisez le gravité de cet acte insensé?

Toutes les fois où le croyant sait pertinemment que telle chose ou telle autre est répréhensible et qu’il demande tout de même à DIEU si c’est oui ou non Sa volonté qu’il la fasse, c’est une prière qui est ni plus nu moins injuste devant DIEU, telle une abomination. Ainsi, ce que je voulais ce soir-là bien que sachant que c’était illégal c’était que l’espace d’un instant, dans le contexte de ma situation, que LE SAINT cesse d’être SAINT et JUSTE pour exceptionnellement accepter que je fasse quelque chose de répréhensible.

humilité devant DIEUJe me suis repentie d’avoir ne serait-ce que eu la pensée de LUI faire une telle demande et je savais que cela impliquerait que je dépenserai beaucoup d’argent mais j’ai préféré dépensé plus en ayant ma conscience pure devant DIEU plutôt que de prendre un raccourci en péchant contre LE SAINT.

DIEU dans Sa justice s’est souvenu de moi de manière inouïe car IL a miraculeusement résolu les problèmes de trajectoires que j’avais en l’espace de 4 jours. Cet événement a eu lieu un mardi soir et samedi en retournant à l’auto-école, j’avais été mise avec une monitrice qui était très pointilleuse sur la trajectoire afin qu’elle m’aide à ce sujet. Elle avait cette consigne d’annotée sur un papier. A la fin des deux séances de conduite, elle s’est étonnée en me disant ne pas comprendre pourquoi est-ce qu’il fallait absolument travailler la trajectoire étant donné que je n’avais pas de problème de trajectoire. J’ai vu ce samedi-là encore la miséricorde de DIEU à l’oeuvre, Sa fidélité en venant en aide au croyant à chaque fois qu’il choisit de marcher par la foi pour faire ce qui est juste devant LUI et de ne pas choisir de raccourci.

Peut-être qu’en prenant position pour la vérité de DIEU tu devras aller jusqu’au bout en ayant l’impression de perdre du temps alors que tu ne verras pas le miracle que tu attendais, sache que ce n’est pas en vain, que faire la volonté de DIEU vaut et vaudra toujours mieux que tous les sacrifices et cela quoi qu’il t’en coûte. Je t’exhorte à te positionner, à te mettre du côté du SAINT pour L’honorer en gardant en tête que nous ne LUI obéissons pas pour avoir un gain en retour mais par amour envers LUI QUI Seul nous a sauvés et délivrés de la colère à venir.

Dans le cadre de cet exemple, l’injustice dans la requête de prière concernait le fait de conduire sur un parking sans avoir le permis de conduire mais dans ton cas, de quoi s’agit-il? Quelles sont les prières que tu es présentement en train d’adresser au SAINT alors que tu sais très bien que ces choses s’opposent à Sa volonté? Il y aurait beaucoup d’exemple de prières injustes à citer, ces prières où nous apportons devant LE SAINT ce que nous savons être une injustice, oubliant ainsi que Ses yeux sont trop purs pour voir l’iniquité.

Que ce soit dans le cadre de la prière injuste déguisée pour être présentée comme un désir de s’assurer de la volonté de DIEU alors que dans son cœur le croyant a déjà résolu de ce qu’il fera ou encore de celle qui vient présenter au SAINT ce qui est iniquité, aucune de ces prières n’est agréée du SAINT ni exaucée combien même si nous les terminons en disant « au nom de JÉSUS, amen » à la fin.

1 Thessaloniciens chapitre 5 verset 17 Priez sans cesse.

Oui il faut prier, mais veillons à ne pas multiplier de vaines paroles qui ne seront pas exaucées et qui causeront en nous des frustrations et nous feront douter que DIEU exauce les prières.

Rappelons-nous toujours que DIEU exauce les prières qui LUI sont justes, agréables et non pas celles qui LUI sont injustes.

Prions et avant, apprenons à prier, demandons au SAINT de nous enseigner comment il convient de prier, de nous enseigner ce qu’IL aime ou n’aime pas et ainsi, nous ne LUI présenterons plus des prières qui LUI sont des offenses.

SEIGNEUR ÉTERNEL enseigne-nous à prier. Amen.

Sourcehttp://jesuschristestmavie.com/la-priere-injuste/