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La valeur d’un BON FOYER

Par Aiden Wilson Tozer

L’institution la plus ancienne du monde est le foyer familial. Ses débuts remontent au jardin que Dieu a planté vers l’Est dans Éden, où Il avait placé l’homme et la femme qu’Il avait créés. Voilà dans quelles conditions idéales a été créé le foyer, l’unité sacrée de la société humaine. Durant de longs siècles, il a amassé autour de lui une couronne de richesses de belles associations et souvenirs.

Pensez un peu à la maison familiale. Depuis belle lurette elle est restée le point de mire autour duquel sont rassemblées nos pensées les plus chaleureuses. Elle est un refuge pour les troublés, un havre pour les naufragés, un lieu de repos où l’on peut retourner lorsqu’on est fatigué et opprimé par un monde qui nous dépasse. Qu’elle soit meublée humblement, qu’elle soit de taille modeste, il y a toujours de la place pour nos cœurs, l’élément le plus riche et le plus beau.

Notre nature est si perverse que nous arrivons parfois à oublier la bénédiction et le trésor qu’était le foyer de notre enfance. Mais, bien que nous nous égarions loin de sa présence, le moment viendra sûrement où nous nous en souviendrons avec des pensées tendres et chaleureuses.

Si jamais nous nous trouvons visités par la maladie ou frappés par un lourd coup, et si jamais notre confiance se trouve ébranlée, nous nous en souviendrons. Le cœur retournera chez lui à nouveau comme une colombe vers sa fenêtre. Alors, les visages aimés souriront encore et les voix qui ont été silencieuses depuis des années, seront entendues à nouveau. En un instant, les années reculent, et nous nous trouvons ensemble avec les membres chéris de notre famille encore une fois; bien que séparés par des centaines de kilomètres et des années entières. Pour nous, chaque visage est reconnaissable, toujours jeune et beau; nous entendons prononcer encore notre surnom – que nous avions presque oublié -, et cela nous semble doux et un peu étrange après tant d’années passées. C’est alors que nous reconnaissons combien les moments passés ‘chez nous’ au sein de notre propre peuple dans la paix étaient doux et précieux, avant que les attractions d’adulte pour les trésors et la renommée nous aient attiré vers un monde plus large.

Des impressions acquises pendant la jeunesse sont plus puissantes pour la formation de notre caractère que toute autre influence apprise plus tard.

Parfois nous pouvons voir à quel point les hommes sont influencés par le tout premier enseignement maternel, appris comme par accident dans leur foyer d’enfance. Ce vieillard, immigrant vers nos côtes lorsqu’il était encore jeune enfant, qui a parlé notre langue presque toute sa vie, se couche pour son repos final. Avant que sa voix ne soit perdue dans la mort, il chuchote une prière finale à son Dieu et Père – non pas dans la langue de ses année d’adulte, mais dans celle de sa patrie, celle qu’il aura entendue pour la première fois dans son foyer lointain à travers les mers dans le pays de sa naissance. Les débuts de la vie retournent vers sa fin.

Il est d’une importance vitale que nos foyers soient préservés.

Une nation n’est pas plus forte que ses foyers. Aucun gouvernement ne peut se substituer à ce que fait la famille. Des agences nationales ne peuvent ni aimer, ni câliner le bébé, ni faire un bisou sur ses bobos, ni entendre sa prière à la fin de la journée. Ce sont les pères et les mères qui font les foyers et personne d’autre ne le peut.

Que nos foyers produisent des délinquants ou des bons citoyens dépendra entièrement du genre de pères et mères qui animent ces familles.

Si la famille est l’institution la plus ancienne sur terre, c’est l’Église qui en est la plus noble, et du point de vue historique il y a toujours eu un rapport étroit entre les deux. La famille qui reste près des valeurs de l’Église est celle qui sera la plus unie. Des parents croyants font des enfants croyants, et bien qu’il puisse y avoir des exceptions à la règle, des garçons et des filles éduqués dans un foyer chrétien ont tendance à être de bons citoyens en tant qu’adultes. Les armées de criminels ne recrutent pas leur corps parmi les enfants de l’Église.

La police et les autorités sociales sont d’accord sur le fait que la meilleure garantie contre la délinquance parmi les jeunes, c’est une bonne formation religieuse. L’exemple des gens sérieux, ayant la crainte de Dieu, est une influence puissante pour un meilleur monde. Des jeunes gens qui jouissent de la bénédiction d’avoir eu l’association de chrétiens sérieux, dans l’église ou dans la famille, ont un avantage puissant par rapport à ceux qui ont été élevés en dehors de l’Église.

L’Église ne peut sauver l’âme; mais elle peut servir comme école efficace de moralité.

En plus de l’Évangile qui retentit parmi de vraies églises chrétiennes, on entend aussi l’enseignement de la justice, la valeur de l’honnêteté, de la pureté et de la véracité, ainsi que la supériorité des vertus familiales. Ce sont là des trésors plus valables que des rubis. Aucun enfant ne doit être privé des avantages qu’elles apportent.

Les parents qui désirent le meilleur pour leurs enfants ne devraient pas négliger leur enseignement spirituel. A ces parents, nous offrons les suggestions suivantes : commencez à emmener vos enfants de façon régulière à une bonne église. Aidez-les à faire connaissance d’autres enfants de leur âge au sein de l’église. Faites en sorte que vos enfants fréquentent l’école du dimanche et puis, soutenez ces efforts par la lecture familiale de la Bible.

Surtout, faites confiance à Jésus-Christ et soyez un bon exemple à la maison. Vous ne le regretterez jamais.

Référence : The Price of Neglect (Le Coût de la Négligence), chapitre 32, A.W. Tozer

Sourcehttp://sentinellenehemie.free.fr/awtozer21.html

Commentaire de femmeselonlecoeurdedieu.fr

Pourrais-tu prendre le temps de réfléchir sur ce que tu viens de lire et d’en faire un sujet de prière en rapport avec ta situation présente : que tu sois ou non déjà parent ?

Ma prière est que chacun de nous résolve dans son cœur d’offrir aux enfants que DIEU lui a confiés/lui confiera une bon foyer d’autant plus si nous n’avons pas été élevés dans de tels foyers.

Gloire soit rendue à DIEU en JÉSUS de ce qu’IL nous rend capables d’être de bons parents selon Ses standard grâce au SAINT ESPRIT QUI habite en nous. Non, nous ne sommes plus condamnés à reproduire les modèles de foyers auxquels nous avons été exposés car un modèle plus excellent est à imiter : la famille et le foyer selon les principes du SAINT ESPRIT !

Pour approfondir, je recommande les notes suivantes : Présence indispensable Mère, tu es la colonne vertébrale de la nation ! Suzanna Wesley : une mère pieuse qui enfanta des hommes de réveil ! L’alliance atteint les enfants Les portes ouvertes pendant l’enfance Lettre des enfants aux parents

Présence INDISPENSABLE

Je vous propose de lire le texte ci-dessous en allant jusqu’au bout et de nous retrouver à la fin pour quelques mots en commentaire :

Présence indispensable par André Adoul

Actes 2 verset 28 : Tu me réjouiras par ta présence.

Proverbes 29 verset 15 : L’enfant livré à lui-même fait honte à sa mère.

Les « croulants » sont débordés. Leurs « grands » – seize et dix-sept ans – tournent franchement mal. Ils courent les rues, rechignent à la besogne et rentrent tard au logis. De vrais chenapans qui font fi des supplications parentales. Pour obtenir un semblant de soumission et des bribes d’égard, le chef de famille – titre ô combien dérisoire ici! – ne peut que céder et se taire pour ménager ce petit monde susceptible et arrogant : le moindre heurt, le plus infime reproche déclencheraient une explosion aux retombées imprévisibles : des fugues … ou le suicide ! Pourquoi pas ? Ces « gentils » petits n’en sont pas à ça près.

J’engage la conversation avec des amis qui les connaissent bien et déplorent, comme moi, l’affligeante déroute dont l’explication, me semble-t-il, « crève les yeux ». Comme il se doit, papa travaille et gagne largement sa vie. Belle situation en vérité : la vie matérielle du foyer est donc largement assurée. Mais, de son côté, l’épouse occupe un emploi bien trop lucratif pour se résoudre à l’abandonner. On n’a pas subi examens et concours pour rien! Et puis, l’abondance d’espèces sonnantes et trébuchantes – que ce dernier mot est bien choisi – n’est pas à dédaigner. Donc maman travaille et n’a pratiquement jamais lâché son métier, même lorsque les siens étaient en bas âge. Étonne, j’interroge :

– Mais que faisait-elle d’eux lorsqu’ils étaient petits?

– Pas de problèmes! Après les nourrices, la crèche, puis l’école maternelle. L’enfant qui devait rentrer le premier à la maison avait, sage précaution, la clé suspendue à son cou.

Ainsi je comprends : lorsque les deux garçons regagnaient leur demeure, ils trouvaient l’appartement vide et parce qu’une maison sans la maman est triste, ils filaient aussitôt dans la rue retrouver les copains logés à la même enseigne. Et c’est la rue qui eut, à défaut de parents, le triste privilège de les éduquer. Belle éducation en vérité aux fruits plutôt amers.

Doit-on s’en étonner ?

Tant de pères et de mères ont prétendu consacrer leur bébé au Seigneur alors qu’en réalité, ils le sacrifiaient à Mammon (1).

Je tiens d’une institutrice d’école maternelle le fait suivant : l’une de ses élèves, très indépendante de caractère, change totalement de comportement le jour où la maman reprend son activité professionnelle interrompue depuis deux ou trois années. Dès lors perturbée, l’enfant éprouve le besoin de se faire cajoler : elle mendie de l’affection et se montre comblée lorsque la maîtresse consciente de la situation de l’élève, s’intéresse à elle et la prend dans ses bras. Un jour – miracle! – la fillette retrouve son allant d’autrefois. L’explication est simple : contrainte au chômage, la mère peut encore rester chez elle et donc consacrer plus de temps à sa fille.

Oui, l’enfant veut une maman qui l’accueille à la maison. J’en avais la preuve, chaque fois que ma femme était absente lorsque les enfants rentraient de classe. Leurs premiers mots étaient invariablement :

– Où est maman?

Question vexante pour le papa qui les attendait. J’étais présent, bien présent… mais c’était elle qu’ils réclamaient. Toujours.

Une mère, sauf cas de force majeure, devrait rester au foyer. Elle est l’âme de la maison et une maison sans âme est triste pour l’enfant. Sans doute, la maman qui travaille objectera-t-elle :

– Vous avez raison mais mon mari gagne trop peu pour faire face aux dépenses du ménage. Nous avons de la peine à joindre les deux bouts, même avec un double salaire.

Motif ou prétexte ? Je ne sais. Pourtant, je vois autour de moi des foyers – il y en a encore – qui parviennent à vivre décemment avec un salaire unique, même modeste. Ce fut notre cas, en particulier –  lorsque nous habitions en plein Paris avec quatre enfants aux études et de nombreuses visites à notre table. Le sage avec raison disait : « L’argent le plus facile à gagner est celui qu’on économise ». Parole d’or que devraient méditer de jeunes parents. Ils découvriraient sans peine que la femme au foyer gagne plus qu’on ne croit lorsqu’elle se donne aux siens et à son ménage. Certes, il n’appartient à personne de juger une maman qui travaille et je me garderai d’en culpabiliser une seule, en dramatisant les choses. D’ailleurs, les lignes qui précèdent ne concernent nullement les épouses dont les enfants sont hors du nid, les célibataires, les veuves même chargées de famille ou les femmes abandonnées trop heureuses d’être employées pour répondre aux besoins de leur nichée. Toutefois, si Dieu vous interpelle en lisant ces lignes, examinez honnêtement votre situation pour savoir si vous devez conserver plus longtemps une activité qui vous tient éloignée de la maison. Vous serez encouragée de savoir qu’en y renonçant vous rendrez un fier service à un chômeur : grâce à vous, il pourra porter son salaire à la maison, pour la joie de toute une famille.

A bien réfléchir, la femme salariée est à plaindre car elle dispose de bien peu de temps. Les jours n’ont que vingt quatre heures et les forces sont loin d’être illimitées : peu de temps pour son âme, peu de temps à consacrer aux siens. Peu de temps pour le ménage et les travaux domestiques, pour les amis, l’Église et … elle-même.

Pourrait-elle imiter cette maman qui se rend toutes les semaines au centre culturel pour y apprendre la poterie et y élargir le cercle de ses amies? Pendant que les enfants sont en classe, serait-elle en mesure de jouer un rôle actif dans une œuvre sociale, de visiter des personnes isolées ou d’exercer son talent dans une école de musique?

Souvent reprise intérieurement, la mère débordée tentera de compenser par de l’argent ou des cadeaux l’affection dont elle frustre ses enfants. Elle abdiquera souvent « pour avoir la paix », trop lasse pour maîtriser des gamins d’autant plus déchaînés qu’elle manque d’énergie pour leur tenir tête. Elle attendra l’été pour refaire surface, à condition de se débarrasser des gosses qu’on expédiera volontiers et avec bonne conscience dans une colonie d’autant plus si elle est évangélique – ils s’y feront tellement de bien! – afin de ne pas subir leur présence. Il faut bien récupérer son énergie perdue … avant de reprendre le travail !

Lors des événements de 1968, il me fut remis un tract ramassé quelque part dans le quartier latin et distribué massivement par d’ardents gauchistes : un texte dense aux relents de révolte, rédigé en termes orduriers qui ne ménageaient ni les adultes, ni les parents. Or, dans ce fatras de grossièretés, une phrase digne d’être méditée attira mon attention : « Nous sommes des mal-aimés ». Nombre de gens aux cheveux grisonnants pouvaient baisser la tête, eux qui avaient préféré à leurs enfants le travail, l’argent et un semblant d’indépendance. Que le reproche d’avoir été mal aimé ne parvienne jamais à vos oreilles.

Une maman souvent absente de chez elle, voyant tous les siens s’éloigner de la foi, invita l’un de ses fils à lui ouvrir son cœur :

– Maman, lui répondit-il, il y a une phrase que tu répétais sans cesse et qui m’était devenue insupportable: « Jacques, tu garderas la maison ».

Ne perdez pas vos enfants. Leur âme est précieuse plus que tout autre chose.

(1) Dieu de l’argent.

Extrait du livre « Nos enfants » par André Adoul

Source : http://sentinellenehemie.free.fr/aadoul1.html

 

Commentaire de femmeselonlecoeurdedieu.fr

J’ai partagé ce texte pour interpeller chaque parent et futur parent. Il ne s’agit nullement de culpabiliser et contraindre les uns et les autres à ne plus travailler en dehors de chez eux.

Ce texte est un extrait du livre Nos enfants datant de 1979 et le fonctionnement des sociétés dans lesquelles nous vivons a beaucoup changé depuis. Toutefois, la nécessité de la présence de la mère (et aussi du père) tout au long de l’éducation des enfants n’est plus à démontrer et doit demeurer une priorité pour les parents indépendamment de la société dans laquelle ils vivent.

Aurions-nous oublié que  les enfants sont confiés aux parents par LE DIEU SOUVERAIN QUI demandera des comptes à chaque parent tôt ou tard? C’est aujourd’hui, ici et maintenant, que nous devons examiner nos voies en tant que parents pour réaliser les ajustements qui seraient nécessaires.

Pour aller plus loin, je conseille la lecture de la note Mère, tu es la colonne vertébrale de la nation ! ainsi que celle de différentes autres notes dans la catégorie Mère selon DIEU.

La puissance de s’attendre à DIEU dans les épreuves

En tant que disciples de JÉSUS, nous connaissons et connaîtrons encore des moments de difficultés, d’épreuves durant notre pèlerinage sur la terre des vivants. Rappelons-nous toujours que notre foi en JÉSUS a besoin d’être éprouvée pour être épurée. Souvenons nous des paroles de notre aîné dans la foi, Jacques l’apôtre :

Jacques 1 versets 2 à 8 : 2 Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, 3 sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. 4 Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. 5 Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. 6 Mais qu’il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. 7 Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur : 8 c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies.

L’une des difficultés pour le disciples de JÉSUS dans les saisons d’épreuves est de garder un bon regard sur ce qu’il vit en continuant de considérer les choses selon la perspective divine. Pour y parvenir, nous avons besoin de la sagesse divine pour savoir comment agir afin de continuer de faire confiance à notre DIEU au cœur même des épreuves.

Voici une vidéo d’encouragement à continuer de nous attendre à DIEU en LUI faisant pleinement confiance :

Après le visionnage de cette vidéo, je t’invite à faire un tour sur la chaîne YouTube être une sentinelle  en cliquant : ICI

Tu y trouveras des vidéos de traductions que j’ai eu à réaliser et aussi d’exhortation, de témoignages, le tout pour ton édification.

Que DIEU te bénisse selon Sa définition et grandisse en toi la confiance en LUI.

BONNE FÊTE ET MERCI A TOUTES LES MÈRES

Chers tous,

Voici quelques mots pour adresser un message à toutes les mamans et aussi à tous les époux et papas.

A toi qui est me lis sur ce blog depuis un moment, tu pourras désormais mettre un visage et un prénom derrière les différents écrits que tu as lu ici : je m’appelle Jihane et je suis celle qui parle sur la vidéo.

Tu pourras retrouver d’autres vidéos et vidéos audios que j’ai réalisées sur la chaîne YouTube êtreunesentinelle en cliquant : ICI

A très vite!

Savoir écouter – extrait du livre Le vrai serviteur de DIEU par Watchmann Nee

Chers lecteurs,

Je partage avec chacun de vous dans les lignes qui suivent un extrait du contenu du livre Le vrai serviteur de DIEU écrit par Watchmann Nee dans lequel il est question de quelques unes des qualités qui doivent être manifestes dans la vie d’une personne servant DIEU.

Que celui et celle qui liront considèrent cet enseignement pour eux-mêmes et non pour une tierce personne pour en faire un sujet de prière et de réflexion avec LE SAINT ESPRIT.

 

Il sait écouter – extrait du livre Le vrai serviteur de DIEU par Watchmann Nee

Nous nous attendons à trouver encore une autre qualité dans la vie de tout serviteur de DIEU : il doit savoir écouter. Beaucoup de gens n’attribuent qu’une importance relative à cette faculté, mais l’expérience, l’observation ont prouvé qu’elle en a beaucoup.

Quiconque désire servir LE SEIGNEUR doit acquérir l’habitude d’écouter ce que disent les gens, et ceci non de façon superficielle, mais en écoutant attentivement, avec l’intention d’entendre et de comprendre ce qui est dit. Lorsqu’un chrétien en difficulté intérieure s’adresse à un serviteur de DIEU pour recevoir une aide, celui-ci devrait être capable de distinguer les trois différentes manières de s’exprimer en écoutant le récit de son frère :

  1. les paroles qu’il prononce,
  2. celles qu’il se garde de dire,
  3. et celles qu’il ne peut pas exprimer et qui reposent dans les profondeurs de son esprit.

Tout d’abord, vous devez vous faire un devoir de comprendre votre interlocuteur.

Cela implique en réalité la nécessité de l’écouter jusqu’à ce que vous connaissiez le fond de sa pensée; autrement dit, vous aurez besoin d’être en toute sérénité devant DIEU afin que votre pensée soit limpide et votre esprit calme, car il n’est pas tellement aisé de bien écouter. Permettez-moi de vous poser une question : êtes-vous capable de suivre intelligemment jusqu’au bout le récit d’une personne quand elle s’efforce d’expliquer sa difficulté? Je crains que si vingt d’entre vous écoutiez au même moment la même personne, il y aurait autant d’impressions que d’auditeurs à propos de son problème.

Oh! il faut que nous soyons bien maîtres de nous-mêmes si nous voulons acquérir des oreilles qui entendent. Il faut que celles-ci soient éduquées à écouter. A moins d’être bien disciplinés, nous nous lassons des histoires que les personnes en difficulté déversent dans nos oreilles, et, bien avant qu’elles ne s’arrêtent de parler, nous avons cessé d’écouter et nous tirons prématurément nos conclusions au sujet de leur peine. Ou bien, dès le début, nous ne prêtons qu’une attention distraite à ce qu’elles nous disent parce que nous sommes tellement préoccupés par ce que nous avons à leur communiquer que nous n’attendons qu’une occasion pour entrer en lice et jouer à nouveau le rôle de celui qui parle, dans l’espoir, bien entendu, d’être écouté attentivement.

Fréquemment, il arrive qu’un serviteur de DIEU ayant médité un certain sujet en soi réellement imprégné que, si un frère en difficulté vient solliciter son aide, il lui parlera immédiatement de la question qu’il vient de méditer. Aussitôt après, un autre frère de bonnes conditions spirituelles, se verra infliger le même traitement; et par la suite, tous ceux qui viendront trouver ce serviteur de DIEU connaîtront le même sort, quel que soit leur état.

Dans l’oeuvre du SEIGNEUR, il est plus difficile d’aider les gens qu’il ne l’est pour un médecin de soulager les maux de ceux qui se présentent à son cabinet.

Ce dernier dispose d’un laboratoire où il peut faire des analyses qui l’aideront dans son diagnostic pour chaque cas, tandis qu’un serviteur de DIEU doit l’établir sans l’aide d’auxiliaires. Si quelqu’un se présente à vous et, pendant une demi-heure, vous expose toutes ses difficultés, et que nous ne puissiez pas l’écouter attentivement, comment serez vous capables de situer son mal ? Il est indispensable que tout ceux qui servent LE SEIGNEUR cultivent l’art d’écouter ce que disent les gens jusqu’à ce qu’ils deviennent des auditeurs experts et qu’ils se servent de cette capacité pour comprendre le problème spécifique de chaque individu.

Le vrai serviteur de DieuQuand quelqu’un en détresse nous parle, nous devons pouvoir discerner ce qu’il évite de dévoiler au cours de son récit. Il est sans doute plus difficile d’avoir une notion nette des paroles tues que des paroles dites, mais il nous faut apprendre à écouter avec assez d’attention pour pouvoir discerner les unes et les autres.

Quand les gens nous consultent à propos de leurs problèmes, il n’est pas rare qu’ils ne racontent que la moitié de leur histoire et se garde bien de divulguer l’autre moitié.

C’est là que la compétence du serviteur de DIEU est éprouvée. Si vous êtes un serviteur incompétent, vous ne discernerez que ce qui est clairement exprimé; ou bien, vous essayerez de lire entre les lignes du récit, y insérant vos propres pensées qui n’auront jamais été dans le coeur de celui qui aura cherché votre aide. S’il vous incombe de lire exactement entre les lignes, votre communication avec LE SEIGNEUR devra être très intime.

Quand une personne en détresse ne parle que de l’aspect superficiel de son mal et en tait les causes profondes, comment pourrez-vous connaître son état? Vous le pourrez, si vous êtes vous-même limpide avec DIEU.

En troisième lieu, nous devons être capables de discerner ce que trahit leur état d’esprit.

Au-delà de toutes les paroles qu’une personne pourra prononcer et au-delà de toutes celles qu’elle pourra délibérément taire, se trouvent les paroles dont nous avons dit qu’elles reposaient dans les profondeurs de son esprit. Quand un chrétien en difficulté s’extériorise, son esprit parle aussi. Le fait qu’il est disposé à parler de lui-même vous donne la possibilité de comprendre sa pensée. Si ses lèvres sont fermées, il est difficile de savoir ce qui se passe en lui, mais, s’il ouvre la bouche, son esprit trouvera un moyen de s’exprimer, même s’il mesure ses paroles. Votre faculté de distinguer ce que dit son esprit dépendra de la mesure de votre propre expérience spirituelle. Si vous avez acquis quelque compréhension dans la présence de DIEU, vous pourrez comprendre les paroles que le frère aura dites, et puis aussi celles qu’il aura tues, et encore celle que le tréfonds de son être ressent. Ainsi, vous serez à même de discerner la difficulté qu’il a exprimé par ses lèvres ainsi que la difficulté spirituelle non exprimée; c’est alors que vous serez en mesure d’offrir le remède convenant à son cas.

Hélas! très peu de chrétiens sont de bons écouteurs. Vous pourriez consacrer une heure entière à essayer d’exposer un cas difficile à de tels chrétiens, ils demeureraient néanmoins dans le vague à votre sujet. Notre oreille n’est pas capable de percevoir les nuances.

Si nous ne pouvons pas saisir ce que les gens ont à nous dire, comment pourrons-nous comprendre les paroles que DIEU nous adresse ?

Oh ! ne prenons pas cela à la légère. Si nous n’apprenons pas à écouter dans le but de comprendre notre prochain, nous pourrons peut-être devenir de grands lecteurs de la Bible, ou mêmes de grands docteurs et des gens très compétents dans toutes sortes de domaines; mais nous demeurerons encore incapables de nous occuper d’un frère en détresse. Nous ne devrions pas seulement savoir parler aux gens, mais encore pouvoir nous occuper de leurs difficultés. Mais, comment ferons-nous cela si nous n’avons appris qu’à parler et pas à écouter? Oh! puissions-nous saisir le sérieux de cette déficience.

Créé en moi un cœur pur

On raconte l’histoire d’un médecin d’un certain âge dont le stock de médicaments était réduit à de l’huile de ricin et à de la quinine. Quelle que fût la maladie des patients, il prescrivait soit l’un, soit l’autre de ces remèdes. Beaucoup de serviteurs de DIEU traitent exactement de cette façon ceux qui viennent à eux. Ils ne connaissent qu’un ou deux remèdes. Beaucoup de serviteurs de DIEU traitent exactement de cette façon ceux qui viennent à eux, ils emploient l’un ou l’autre. De tels serviteurs ne peuvent pas apporter une aide réelle à ceux qui les consultent parce qu’ils ne font que leur parler, étant incapables de les écouter tout d’abord.

Comment pourrons-nous acquérir la faculté d’écouter les personnes et de saisir ce qu’elles disent ?

En premier lieu, nous ne devons pas être subjectifs.La subjectivité est l’une des causes essentielles de notre incapacité d’écouter. Si vous abordez les gens avec des idées préconçues à leur égard, vous aurez beaucoup de peine à enregistrer ce qu’ils diront, votre esprit étant à l’avance rempli de vos propres conclusions. Vous êtes tellement ancrés dans vos idées que les opinions des autres ne peuvent pas pénétrer en vous. Vous êtes si profondément convaincus d’avoir découvert la panacée contre tous les maux que vous offrez le même remède, quelque soit la variété des besoins de ceux qui s’approchent de vous. Comment un serviteur de DIEU pourra-t-il jamais prêter attention à l’exposé de certains besoins, si, avant d’avoir entendu, il est convaincu de connaître le genre de la souffrance et de savoir comment y remédier ? Il nous faut demander au SEIGNEUR de nous délivrer de cette subjectivité. Venons à LUI et demandons LUI de nous rendre capables , dans tous nos contacts, de mettre de côté nos idées préconçues et nos propres conclusions, et de nous instruire LUI-Même , afin que nous puissions arriver à un diagnostic juste pour chaque cas.

Deuxièmement, nous ne devons pas rêvasser. Beaucoup de croyants ignorent tout de la discipline de leur esprit. Jour et nuit, leurs pensées coulent à flots ininterrompus. Ils ne se concentrent jamais, mais laissent simplement errer leur imagination de-ci de-là, jusqu’à ce que leur esprit ait accumulé une telle somme de matière qu’ils ne peuvent plus en emmagasiner davantage. Lorsque les gens leur parlent, ils ne peuvent pas suivre leur développement, entraînés seulement par le cours de leurs propres pensées, et ne parlent que des choses qui les préoccupent. Il est indispensable que nous apprenions à calmer nos esprits, si nous désirons comprendre et enregistrer ce que l’on nous dit.

Enfin, nous devons apprendre à sympathiser avec les gens. Même en écoutant ce qu’une personne dit, vous serez toujours incapable de comprendre ses besoins si vous n’entrez pas dans ses circonstances par sympathie. Si quelqu’un se présente à vous dans une profonde détresse et que vous continuiez à être rayonnant et plein de joie, vous lui donnerez l’impression d’être insensible à sa douleur et vous ne pourrez jamais établir le vrai diagnostic de son cas. Si votre vie émotionnelle n’a pas été mise au point par DIEU, quand d’autres exprimeront leur joie, vous serez incapables de leur répondre joyeusement, et quand ils souffriront, vous serez incapable de partager leur peine. Ainsi, vous pourrez entendre les paroles qu’on vous dira, mais vous ne pourrez pas les comprendre.

Nous devons nous rappeler que nous sommes les serviteurs des autres pour la cause du CHRIST, et nous ne devons pas leur consacrer seulement notre temps et nos forces mais aussi leur témoigner de l’affection.

L’exigence de DIEU à l’égard de ceux qui Le servent est sans limites.

Elle ne nous octroie aucun loisir pour nous occuper de nous-mêmes. Si nous nous abandonnons à nos rires et à nos pleures, si nous nous occupons de ce qui nous plaît et de ce qui nous déplaît, nous seront bien trop préoccupés pour nous consacrer librement aux autres. Si nos plaisirs et notre souffrance nous accaparent, et, si c’est à contrecœur que nous renonçons à nos intérêts, nous ressemblerons à une pièce trop meublée, ne pouvant plus rien recevoir. En d’autres mots, nous aurons dépensé toutes nos forces émotives pour nous-mêmes et nous n’aurons plus rien pour les autres. Nous devons réaliser que la vitalité de notre être psychique a ses limites, de même que celle de notre corps. Puisque nos forces émotives ne sont pas illimitées, si nous épuisons nos sympathies dans une direction, nous ne pourrons plus les utiliser dans une autre. C’est pourquoi, toute personne qui témoigne une affection excessive à une autre ne peut pas servir LE SEIGNEUR. JÉSUS CHRIST a dit LUI-Même :

« Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs… il ne peut pas être mon disciple » (Luc 14 : 26).

Le besoin fondamental de toute personne engagée dans l’oeuvre du SEIGNEUR est de connaître expérimentalement la Croix; sinon, nous serons comme enfermés en nous-mêmes et gouvernés par nos propres pensées et sentiments.

Il n’existe pas de chemin facile et peu coût pour ceux qui veulent être de quelque utilité pour DIEU et leur prochain.

Rappelons-nous qu’un auditeur superficiel ne sera jamais un ouvrier de valeur, et que, pour devenir un auditeur attentif, il nous faut laisser la croix opérer profondément dans nos vies. Elle nous libérera de notre « moi » qui nous absorbe et nous rends sourds aux besoin des autres. Un travail profond de la Croix dans nos vies produira une tranquillité intérieure qui fera de nous des auditeurs patients. Ceci ne signifie pas que nous laisserons les gens nous parler pendant des heures tandis que nous les écouterons paisiblement et sans mot dire. Mais nous leur donnerons le temps nécessaire pour expliquer ce qu’ils ont sur le cœur.

Une fausse conception domine parmi les serviteurs de DIEU. Ils pensent qu’il important avant tout d’être capable de parler.

Loin de là! Pour être efficaces, nous avons besoin d’être éclairés par LE SAINT ESPRIT. Nous avons besoin de discernement en ce qui concerne la situation de touts ceux qui nous consultent; nous avons besoin de calme pour les entendre exposer leur cas; et nous avons besoin de quiétude d’esprit pour comprendre leur véritable situation au travers de leurs exposés.

Nous devons, en outre, demeurer dans une relation limpide avec LE SEIGNEUR afin que, étant nous-même éclairés par LUI, nous puissions discerner clairement les besoins des autres et être prêts à dispenser, sur la base d’un diagnostic clair, le remède convenable et approprié à chaque cas.

 

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Pour finir je te recommande l’article suivant pour écouter et réécouter : Ton problème c’est que tu ne sais pas écouter alors apprends à écouter en cliquant ICI