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La valeur d’un BON FOYER

Par Aiden Wilson Tozer

L’institution la plus ancienne du monde est le foyer familial. Ses débuts remontent au jardin que Dieu a planté vers l’Est dans Éden, où Il avait placé l’homme et la femme qu’Il avait créés. Voilà dans quelles conditions idéales a été créé le foyer, l’unité sacrée de la société humaine. Durant de longs siècles, il a amassé autour de lui une couronne de richesses de belles associations et souvenirs.

Pensez un peu à la maison familiale. Depuis belle lurette elle est restée le point de mire autour duquel sont rassemblées nos pensées les plus chaleureuses. Elle est un refuge pour les troublés, un havre pour les naufragés, un lieu de repos où l’on peut retourner lorsqu’on est fatigué et opprimé par un monde qui nous dépasse. Qu’elle soit meublée humblement, qu’elle soit de taille modeste, il y a toujours de la place pour nos cœurs, l’élément le plus riche et le plus beau.

Notre nature est si perverse que nous arrivons parfois à oublier la bénédiction et le trésor qu’était le foyer de notre enfance. Mais, bien que nous nous égarions loin de sa présence, le moment viendra sûrement où nous nous en souviendrons avec des pensées tendres et chaleureuses.

Si jamais nous nous trouvons visités par la maladie ou frappés par un lourd coup, et si jamais notre confiance se trouve ébranlée, nous nous en souviendrons. Le cœur retournera chez lui à nouveau comme une colombe vers sa fenêtre. Alors, les visages aimés souriront encore et les voix qui ont été silencieuses depuis des années, seront entendues à nouveau. En un instant, les années reculent, et nous nous trouvons ensemble avec les membres chéris de notre famille encore une fois; bien que séparés par des centaines de kilomètres et des années entières. Pour nous, chaque visage est reconnaissable, toujours jeune et beau; nous entendons prononcer encore notre surnom – que nous avions presque oublié -, et cela nous semble doux et un peu étrange après tant d’années passées. C’est alors que nous reconnaissons combien les moments passés ‘chez nous’ au sein de notre propre peuple dans la paix étaient doux et précieux, avant que les attractions d’adulte pour les trésors et la renommée nous aient attiré vers un monde plus large.

Des impressions acquises pendant la jeunesse sont plus puissantes pour la formation de notre caractère que toute autre influence apprise plus tard.

Parfois nous pouvons voir à quel point les hommes sont influencés par le tout premier enseignement maternel, appris comme par accident dans leur foyer d’enfance. Ce vieillard, immigrant vers nos côtes lorsqu’il était encore jeune enfant, qui a parlé notre langue presque toute sa vie, se couche pour son repos final. Avant que sa voix ne soit perdue dans la mort, il chuchote une prière finale à son Dieu et Père – non pas dans la langue de ses année d’adulte, mais dans celle de sa patrie, celle qu’il aura entendue pour la première fois dans son foyer lointain à travers les mers dans le pays de sa naissance. Les débuts de la vie retournent vers sa fin.

Il est d’une importance vitale que nos foyers soient préservés.

Une nation n’est pas plus forte que ses foyers. Aucun gouvernement ne peut se substituer à ce que fait la famille. Des agences nationales ne peuvent ni aimer, ni câliner le bébé, ni faire un bisou sur ses bobos, ni entendre sa prière à la fin de la journée. Ce sont les pères et les mères qui font les foyers et personne d’autre ne le peut.

Que nos foyers produisent des délinquants ou des bons citoyens dépendra entièrement du genre de pères et mères qui animent ces familles.

Si la famille est l’institution la plus ancienne sur terre, c’est l’Église qui en est la plus noble, et du point de vue historique il y a toujours eu un rapport étroit entre les deux. La famille qui reste près des valeurs de l’Église est celle qui sera la plus unie. Des parents croyants font des enfants croyants, et bien qu’il puisse y avoir des exceptions à la règle, des garçons et des filles éduqués dans un foyer chrétien ont tendance à être de bons citoyens en tant qu’adultes. Les armées de criminels ne recrutent pas leur corps parmi les enfants de l’Église.

La police et les autorités sociales sont d’accord sur le fait que la meilleure garantie contre la délinquance parmi les jeunes, c’est une bonne formation religieuse. L’exemple des gens sérieux, ayant la crainte de Dieu, est une influence puissante pour un meilleur monde. Des jeunes gens qui jouissent de la bénédiction d’avoir eu l’association de chrétiens sérieux, dans l’église ou dans la famille, ont un avantage puissant par rapport à ceux qui ont été élevés en dehors de l’Église.

L’Église ne peut sauver l’âme; mais elle peut servir comme école efficace de moralité.

En plus de l’Évangile qui retentit parmi de vraies églises chrétiennes, on entend aussi l’enseignement de la justice, la valeur de l’honnêteté, de la pureté et de la véracité, ainsi que la supériorité des vertus familiales. Ce sont là des trésors plus valables que des rubis. Aucun enfant ne doit être privé des avantages qu’elles apportent.

Les parents qui désirent le meilleur pour leurs enfants ne devraient pas négliger leur enseignement spirituel. A ces parents, nous offrons les suggestions suivantes : commencez à emmener vos enfants de façon régulière à une bonne église. Aidez-les à faire connaissance d’autres enfants de leur âge au sein de l’église. Faites en sorte que vos enfants fréquentent l’école du dimanche et puis, soutenez ces efforts par la lecture familiale de la Bible.

Surtout, faites confiance à Jésus-Christ et soyez un bon exemple à la maison. Vous ne le regretterez jamais.

Référence : The Price of Neglect (Le Coût de la Négligence), chapitre 32, A.W. Tozer

Sourcehttp://sentinellenehemie.free.fr/awtozer21.html

Commentaire de femmeselonlecoeurdedieu.fr

Pourrais-tu prendre le temps de réfléchir sur ce que tu viens de lire et d’en faire un sujet de prière en rapport avec ta situation présente : que tu sois ou non déjà parent ?

Ma prière est que chacun de nous résolve dans son cœur d’offrir aux enfants que DIEU lui a confiés/lui confiera une bon foyer d’autant plus si nous n’avons pas été élevés dans de tels foyers.

Gloire soit rendue à DIEU en JÉSUS de ce qu’IL nous rend capables d’être de bons parents selon Ses standard grâce au SAINT ESPRIT QUI habite en nous. Non, nous ne sommes plus condamnés à reproduire les modèles de foyers auxquels nous avons été exposés car un modèle plus excellent est à imiter : la famille et le foyer selon les principes du SAINT ESPRIT !

Pour approfondir, je recommande les notes suivantes : Présence indispensable Mère, tu es la colonne vertébrale de la nation ! Suzanna Wesley : une mère pieuse qui enfanta des hommes de réveil ! L’alliance atteint les enfants Les portes ouvertes pendant l’enfance Lettre des enfants aux parents

Présence INDISPENSABLE

Je vous propose de lire le texte ci-dessous en allant jusqu’au bout et de nous retrouver à la fin pour quelques mots en commentaire :

Présence indispensable par André Adoul

Actes 2 verset 28 : Tu me réjouiras par ta présence.

Proverbes 29 verset 15 : L’enfant livré à lui-même fait honte à sa mère.

Les « croulants » sont débordés. Leurs « grands » – seize et dix-sept ans – tournent franchement mal. Ils courent les rues, rechignent à la besogne et rentrent tard au logis. De vrais chenapans qui font fi des supplications parentales. Pour obtenir un semblant de soumission et des bribes d’égard, le chef de famille – titre ô combien dérisoire ici! – ne peut que céder et se taire pour ménager ce petit monde susceptible et arrogant : le moindre heurt, le plus infime reproche déclencheraient une explosion aux retombées imprévisibles : des fugues … ou le suicide ! Pourquoi pas ? Ces « gentils » petits n’en sont pas à ça près.

J’engage la conversation avec des amis qui les connaissent bien et déplorent, comme moi, l’affligeante déroute dont l’explication, me semble-t-il, « crève les yeux ». Comme il se doit, papa travaille et gagne largement sa vie. Belle situation en vérité : la vie matérielle du foyer est donc largement assurée. Mais, de son côté, l’épouse occupe un emploi bien trop lucratif pour se résoudre à l’abandonner. On n’a pas subi examens et concours pour rien! Et puis, l’abondance d’espèces sonnantes et trébuchantes – que ce dernier mot est bien choisi – n’est pas à dédaigner. Donc maman travaille et n’a pratiquement jamais lâché son métier, même lorsque les siens étaient en bas âge. Étonne, j’interroge :

– Mais que faisait-elle d’eux lorsqu’ils étaient petits?

– Pas de problèmes! Après les nourrices, la crèche, puis l’école maternelle. L’enfant qui devait rentrer le premier à la maison avait, sage précaution, la clé suspendue à son cou.

Ainsi je comprends : lorsque les deux garçons regagnaient leur demeure, ils trouvaient l’appartement vide et parce qu’une maison sans la maman est triste, ils filaient aussitôt dans la rue retrouver les copains logés à la même enseigne. Et c’est la rue qui eut, à défaut de parents, le triste privilège de les éduquer. Belle éducation en vérité aux fruits plutôt amers.

Doit-on s’en étonner ?

Tant de pères et de mères ont prétendu consacrer leur bébé au Seigneur alors qu’en réalité, ils le sacrifiaient à Mammon (1).

Je tiens d’une institutrice d’école maternelle le fait suivant : l’une de ses élèves, très indépendante de caractère, change totalement de comportement le jour où la maman reprend son activité professionnelle interrompue depuis deux ou trois années. Dès lors perturbée, l’enfant éprouve le besoin de se faire cajoler : elle mendie de l’affection et se montre comblée lorsque la maîtresse consciente de la situation de l’élève, s’intéresse à elle et la prend dans ses bras. Un jour – miracle! – la fillette retrouve son allant d’autrefois. L’explication est simple : contrainte au chômage, la mère peut encore rester chez elle et donc consacrer plus de temps à sa fille.

Oui, l’enfant veut une maman qui l’accueille à la maison. J’en avais la preuve, chaque fois que ma femme était absente lorsque les enfants rentraient de classe. Leurs premiers mots étaient invariablement :

– Où est maman?

Question vexante pour le papa qui les attendait. J’étais présent, bien présent… mais c’était elle qu’ils réclamaient. Toujours.

Une mère, sauf cas de force majeure, devrait rester au foyer. Elle est l’âme de la maison et une maison sans âme est triste pour l’enfant. Sans doute, la maman qui travaille objectera-t-elle :

– Vous avez raison mais mon mari gagne trop peu pour faire face aux dépenses du ménage. Nous avons de la peine à joindre les deux bouts, même avec un double salaire.

Motif ou prétexte ? Je ne sais. Pourtant, je vois autour de moi des foyers – il y en a encore – qui parviennent à vivre décemment avec un salaire unique, même modeste. Ce fut notre cas, en particulier –  lorsque nous habitions en plein Paris avec quatre enfants aux études et de nombreuses visites à notre table. Le sage avec raison disait : « L’argent le plus facile à gagner est celui qu’on économise ». Parole d’or que devraient méditer de jeunes parents. Ils découvriraient sans peine que la femme au foyer gagne plus qu’on ne croit lorsqu’elle se donne aux siens et à son ménage. Certes, il n’appartient à personne de juger une maman qui travaille et je me garderai d’en culpabiliser une seule, en dramatisant les choses. D’ailleurs, les lignes qui précèdent ne concernent nullement les épouses dont les enfants sont hors du nid, les célibataires, les veuves même chargées de famille ou les femmes abandonnées trop heureuses d’être employées pour répondre aux besoins de leur nichée. Toutefois, si Dieu vous interpelle en lisant ces lignes, examinez honnêtement votre situation pour savoir si vous devez conserver plus longtemps une activité qui vous tient éloignée de la maison. Vous serez encouragée de savoir qu’en y renonçant vous rendrez un fier service à un chômeur : grâce à vous, il pourra porter son salaire à la maison, pour la joie de toute une famille.

A bien réfléchir, la femme salariée est à plaindre car elle dispose de bien peu de temps. Les jours n’ont que vingt quatre heures et les forces sont loin d’être illimitées : peu de temps pour son âme, peu de temps à consacrer aux siens. Peu de temps pour le ménage et les travaux domestiques, pour les amis, l’Église et … elle-même.

Pourrait-elle imiter cette maman qui se rend toutes les semaines au centre culturel pour y apprendre la poterie et y élargir le cercle de ses amies? Pendant que les enfants sont en classe, serait-elle en mesure de jouer un rôle actif dans une œuvre sociale, de visiter des personnes isolées ou d’exercer son talent dans une école de musique?

Souvent reprise intérieurement, la mère débordée tentera de compenser par de l’argent ou des cadeaux l’affection dont elle frustre ses enfants. Elle abdiquera souvent « pour avoir la paix », trop lasse pour maîtriser des gamins d’autant plus déchaînés qu’elle manque d’énergie pour leur tenir tête. Elle attendra l’été pour refaire surface, à condition de se débarrasser des gosses qu’on expédiera volontiers et avec bonne conscience dans une colonie d’autant plus si elle est évangélique – ils s’y feront tellement de bien! – afin de ne pas subir leur présence. Il faut bien récupérer son énergie perdue … avant de reprendre le travail !

Lors des événements de 1968, il me fut remis un tract ramassé quelque part dans le quartier latin et distribué massivement par d’ardents gauchistes : un texte dense aux relents de révolte, rédigé en termes orduriers qui ne ménageaient ni les adultes, ni les parents. Or, dans ce fatras de grossièretés, une phrase digne d’être méditée attira mon attention : « Nous sommes des mal-aimés ». Nombre de gens aux cheveux grisonnants pouvaient baisser la tête, eux qui avaient préféré à leurs enfants le travail, l’argent et un semblant d’indépendance. Que le reproche d’avoir été mal aimé ne parvienne jamais à vos oreilles.

Une maman souvent absente de chez elle, voyant tous les siens s’éloigner de la foi, invita l’un de ses fils à lui ouvrir son cœur :

– Maman, lui répondit-il, il y a une phrase que tu répétais sans cesse et qui m’était devenue insupportable: « Jacques, tu garderas la maison ».

Ne perdez pas vos enfants. Leur âme est précieuse plus que tout autre chose.

(1) Dieu de l’argent.

Extrait du livre « Nos enfants » par André Adoul

Source : http://sentinellenehemie.free.fr/aadoul1.html

 

Commentaire de femmeselonlecoeurdedieu.fr

J’ai partagé ce texte pour interpeller chaque parent et futur parent. Il ne s’agit nullement de culpabiliser et contraindre les uns et les autres à ne plus travailler en dehors de chez eux.

Ce texte est un extrait du livre Nos enfants datant de 1979 et le fonctionnement des sociétés dans lesquelles nous vivons a beaucoup changé depuis. Toutefois, la nécessité de la présence de la mère (et aussi du père) tout au long de l’éducation des enfants n’est plus à démontrer et doit demeurer une priorité pour les parents indépendamment de la société dans laquelle ils vivent.

Aurions-nous oublié que  les enfants sont confiés aux parents par LE DIEU SOUVERAIN QUI demandera des comptes à chaque parent tôt ou tard? C’est aujourd’hui, ici et maintenant, que nous devons examiner nos voies en tant que parents pour réaliser les ajustements qui seraient nécessaires.

Pour aller plus loin, je conseille la lecture de la note Mère, tu es la colonne vertébrale de la nation ! ainsi que celle de différentes autres notes dans la catégorie Mère selon DIEU.

BONNE FÊTE ET MERCI A TOUTES LES MÈRES

Chers tous,

Voici quelques mots pour adresser un message à toutes les mamans et aussi à tous les époux et papas.

A toi qui est me lis sur ce blog depuis un moment, tu pourras désormais mettre un visage et un prénom derrière les différents écrits que tu as lu ici : je m’appelle Jihane et je suis celle qui parle sur la vidéo.

Tu pourras retrouver d’autres vidéos et vidéos audios que j’ai réalisées sur la chaîne YouTube êtreunesentinelle en cliquant : ICI

A très vite!

Mère, tu es la colonne vertébrale de la nation !

Chères sœurs,

J’ai traduit ci-après un texte lu sur la page Facebook Above Rubies à laquelle je suis abonnée, le titre du texte en Anglais est  You are the backbone of the nation !

Que ces mots soient un encouragement et un enseignement pour celles qui sont déjà mères et aussi pour celles qui ne l’étant pas encore, soupirent après LE SAINT ESPRIT afin qu’IL les équipe et les forme pour devenir des mères selon Son cœur en comprenant les différents enjeux de ce si grand appel – celui d’être mère – non plus selon les standards des Hommes mais selon les Siens.

Je t’invite à approfondir en lisant d’autres articles dans la catégorie Mère selon DIEU et aussi à partager ce texte pour encourager une mère et une future mère.

 

Mère, tu es la colonne vertébrale de la nation!

Tu es la plus grande menace face à ceux qui veulent éloigner cette nation des voies de DIEU. Alors que tu consacres ta vie pour élever, former et éduquer tes enfants, tu détermines la direction de cette nation et même celle du monde.

En tant que colonne vertébrale de cette nation…

Tu es une bâtisseuse, bâtissant un mariage et une famille pieux/selon DIEU et par conséquent, tu aides à bâtir une nation forte.

Tu es ointe par DIEU pour dorloter et élever tes enfants. C’est plus puissant que n’importe quelle carrière que tu pourrais avoir à l’extérieur du foyer.

Tu es appelée par DIEU à cette grande carrière. Si tu t’en détournes, tu manqueras à ton appel le plus élevé.

Tu es la gardienne de ton foyer. Tu maintiens ton mariage et ta famille forts. Les gouvernantes sont sans aucun doute la colonne vertébrale de la nation. A mesure que les mères bâtissent des foyers solides, la nation devient plus forte. Quand les mères quittent/abandonnent leurs foyers, la nation s’affaiblit.

Tu es l’éclat et la gloire de ton foyer. Un foyer n’est réellement un foyer que lorsque la mère y est, le rendant un endroit magnifique par sa présence.

Tu es un vainqueur. Bâtir un foyer, une famille et héritage pieux/selon DIEU n’est pas une tâche facile. Cela demande force et courage, fermeté et endurance et DIEU est avec toi instant après instant, te donnant le pouvoir de vaincre en Son nom.

Tu es celle qui change la destinée d’une nation. Lorsque les mères retournent dans le foyer pour embrasser les enfants que DIEU veut qu’elles aient en les équipant pour devenir des fils et des filles selon DIEU, elles changent le cours/la direction de la nation.

Tu es une éducatrice. Personne n’est plus puissant que toi mère, pour influencer tes enfants pour la cause de DIEU, pour leur révéler les merveilles de ton DIEU et de Son univers. A mesure que tu cherches la vérité, tu enseignes à tes enfants la vérité et tu deviens une éducatrice non seulement pour tes enfants, mais aussi pour le reste de la société.

Ensemble, mères, nous sommes la colonne vertébrale de la nation. Ne renonçons pas à influencer cette nation et les générations à venir.

Bénédictions à vous aujourd’hui, Nancy Campbell

Texte traduit en Français par l’auteur du blog femmeselonlecoeurdedieu.fr

Sourcehttps://www.facebook.com/128592297167955/posts/2738660882827737/

Susanna Wesley : UNE MÈRE PIEUSE qui enfanta des hommes de réveil!

« Seigneur, je ferai des efforts encore plus fermes pour cet enfant (John Wesley) que tu as sauvé si miséricordieusement. J’essaierai de lui transmettre fidèlement, pour qu’ils se gravent dans son cœur, les principes de Ta religion et de Ta vertu. Seigneur, donne-moi la grâce nécessaire pour mener à bien ce but avec sincérité et sagesse et bénis mes efforts en les couronnant de succès. » – Susanna Wesley.

« En beaucoup de choses, vous, ma mère, avez intercédé en ma faveur et vous l’avez emporté. Qui sait même maintenant si votre intercession pour que je renonce entièrement au monde a été couronnée de succès [ …]. Elle sera sans doute efficace pour corriger mon cœur comme elle le fut autrefois pour former mon caractère. » – John Wesley écrivant à sa mère.

D’après l’historien Lecky, c’est l’influence du Grand Réveil qui sauva l’Angleterre d’une révolution semblable à celle qui, à la même époque, laissa la France en ruines. Des quatre personnages qui se distinguèrent dans le Grand Réveil, c’est John Wesley qui joua le plus grand rôle. Jonathan Edwards, qui naquit la même année que Wesley, mourut trente-trois ans avant lui; George Whitefield, né onze ans après Wesley, mourut vingt ans avant lui et Charles Wesley prit une part active dans le mouvement pendant dix huit ans seulement, alors que John continua pendant un demi-siècle.

Mais pour que la biographie de ce célèbre prédicateur soit complète, il faut y inclure l’histoire de sa mère, Susanna. En effet, comme l’écrivit un biographe : « On ne peut raconter l’histoire du Grand Réveil qui eut lieu en Angleterre au siècle dernier (XVIIIème) sans reconnaître à la mère de John et Charles Wesley une grande part de l’honneur mérité; non seulement en raison de l’éducation qu’elle inculqua profondément à ses fils, mais aussi pour la direction qu’elle donna au réveil. »

Avec une profonde admiration, Samuel Wesley écrivit ceci à ses enfants : « Vous savez ce que vous devez à l’une des meilleures des mères… par dessus tout pour ses doux et salutaires conseils et avis maternels qu’elle vous a souvent prodigués pour vous amener à la crainte de Dieu… »

La mère de Susanna était la fille d’un prédicateur. Dévouée à l’œuvre de Dieu, elle épousa le célèbre pasteur, Samuel Wesley. Des vingt-cinq enfants de cette union, Susanna était la vingt-quatrième. Au cours de sa vie, elle suivit l’exemple de sa mère, consacrant une heure, matin et soir, à prier et à méditer les Écritures. D’après ce qu’elle écrivit un jour, on se rend compte de la place que tenait la prière dans sa vie : « Loué soit Dieu pour toute journée où nous nous conduisons bien. Mais je ne suis pas encore satisfaite, parce que je ne profite pas beaucoup de Dieu. Je sais que je suis encore trop loin de lui; je désire tenir mon âme plus étroitement unie à lui par la foi et l’amour. »

Susanna WesleySusanna Wesley vécut juste assez longtemps pour voir les fruits de son travail; deux mois avant sa mort, en juillet 1742, son fils John prêcha une série de messages de réveil dans leur ville natale d’Epworth, en Angleterre, aux foules les plus immenses que cette région eût jamais vues. Le ministère en plein développement de John et Charles allait avoir un impact sur les générations à venir, leur ouvrant la voie à l’Évangile de Christ.

Pourtant, leur succès était une bénédiction que Susanna n’était pas sûre que Dieu la laisserait apprécier dans cette vie; mélangés à son bonheur, quelques souvenirs douloureux traînaient dans son esprit. En dix-neuf ans, elle avait donné naissance à dix-neuf enfants, dont neuf moururent en bas âge – y compris deux paires de jumeaux. Un de ses bébés fut accidentellement étouffé par une bonne. Un autre demeura estropié pour la vie en raison d’un tragique accident.

Susanna fit face à ses épreuves avec la foi en Dieu qu’elle avait reçue tout enfant encore. Elle était la plus jeune des vingt-cinq enfants, qui naquit en 1669, de la famille du Dr. Samuel Annesley, un puissant serviteur de Dieu bien connu.

Ses parents étaient des ouvriers de Dieu pleins de grâce et inlassables dans Son œuvre, qui s’étaient souciés de rendre agréable le foyer durant toute leur vie. Le bureau de son père était un centre d’activités intellectuelles où beaucoup d’hommes renommés de l’époque discutaient sur les questions du moment.

Susanna gardait toujours une oreille attentive aux discussions, car elle aimait apprendre. Elle eut la rare opportunité d’accéder à l’instruction comme peu de femmes de son temps pouvaient le faire, et elle en tira le meilleur profit. Son brillant esprit absorbait l’instruction que son père lui prodiguait.

Susanna se rappelait ces jours-là avec tendresse, particulièrement sa croissance dans le Seigneur. Elle écrivit dans une lettre : « Je te dirai quelle règle j’observais quand j’étais jeune et trop attachée aux diversions enfantines : ne jamais passer plus de temps dans les simples loisirs dans un seule journée que dans des dévotions religieuses personnelles.«  Elle était aussi jolie et captivante extérieurement qu’elle ne l’était dans son cœur, et le jeune Samuel Wesley le remarqua rapidement. Ils se marièrent le 11 novembre 1688, quand Susanna eut dix-neuf.

Mais quand elle l’épousa, elle n’avait pas prévu la vie difficile qu’ils allaient vivre.

La première bataille fut d’ordre matériel. Du fait que Samuel était un ministre nouvellement ordonné dans l’Eglise d’Angleterre, il dut attendre d’être nommé pasteur des paroisses qui lui payassent un salaire suffisant. Par la suite, il fut nommé recteur à Epworth, une bonne position, mais entre-temps ils étaient submergés de dettes. Ce qui n’arrangeait guère la situation était que Samuel était un bien mauvais gestionnaire. Chaque tentative hasardeuse dans le domaine financier qu’il entreprenait tournait au désastre et les laissait encore plus pauvres qu’avant. Coincée entre les enfants à élever et l’épreuve des maladies prolongées, Susanna ne pouvait pas beaucoup contribuer à compléter ses revenus. La générosité des amis et des défenseurs permit de subvenir à leurs besoins pendant les périodes les plus mornes.

En dépit de son amour pour elle et de son engagement pour Christ, Samuel n’avait pas conscience de ses fautes. A certains moments, il était tyrannique et despotique à la maison. Une fois, après un désaccord mineur, il abandonna Susanna et leurs enfants pendant une année entière.

Quelles que fussent les circonstances, toutefois, Susanna était résolue à s’occuper de sa famille de la meilleure façon possible.

Bien que leurs ressources fussent limitées, elle commença une école quotidienne pour ses enfants. Elle disait que son but était exclusivement « le salut de leurs âmes, » et, par conséquent, l’instruction académique rigoureuse ne prit jamais la priorité sur l’instruction dans la Parole de Dieu. Chaque jour avant les cours, elle se consacrait une heure pour la lecture des Écritures et pour la prière, et ensuite les conduisait à chanter des psaumes.

Le biographe d’Arnold Dallimore note la chose suivante : « Susanna éduqua ses enfants à obéir, et ce faisant façonna richement leurs caractères. » Chaque enfant avait des responsabilités distinctes, ce qui était une nécessité pour faire fonctionner un si grand ménage. Quand l’un d’eux était turbulent, Susanna réagissait avec une discipline appropriée. Bien que certains éducateurs d’enfants modernes critiquent les méthodes de Susanna, leur jugement à son égard est juste : jamais n’exerçait-elle une discipline excessive ou dure.

Parce que Susanna voulait développer une relation personnelle avec chacun de ses enfants, elle programma un rendez-vous privé avec chacun d’eux une fois par semaine en vue de les encourager. Ces liens de foi et d’amour les aidèrent à surmonter des difficultés et privations continuelles.

Le célèbre commentateur de la Bible, Adam Clark, écrivit au sujet de Samuel et Susanna Wesley et de leurs enfants : « Je n’ai jamais rien vu ni jamais rien entendu de pareil à cette famille, à laquelle nous devons tant, et je ne sais pas non plus s’il en a existé de semblable depuis Abraham et Sara ou Joseph et Marie de Nazareth. »

Au foyer de Samuel Wesley, on n’omettait jamais le culte familial dans le programme de la journée.

Quelle que fût l’occupation des membres de la famille ou des serviteurs, tous se réunissaient pour adorer Dieu. Lorsque son mari s’absentait, Susanna, le cœur enflammé par le feu du ciel, dirigeait les prières. On raconte qu’un jour, alors que l’absence de son mari se prolongeait plus que de coutume, trente à quarante personnes assistèrent au culte célébré dans la maison des Wesley et la faim de la Parole de Dieu augmenta tellement que la maison se remplit de voisins qui vinrent assister à la réunion de prières.

Susanna Wesley croyait que « celui qui ménage sa verge hait son fils » (Proverbes 13:24) et elle ne voulait pas entendre ses enfants pleurer. Grâce à cela, bien que sa maison fût pleine d’enfants, il n’y avait jamais ni scènes désagréables ni tapage au foyer du pasteur. Jamais aucun de ses enfants n’obtint ce qu’il désirait par les larmes dans la maison de Susanna Wesley.

Pour Susanna, le jour de son cinquième anniversaire, chaque enfant devait apprendre l’alphabet, et tous, à l’exception de deux, accomplirent la tâche au moment fixé. Le lendemain de ses cinq ans, ayant maîtrisé l’alphabet, l’enfant commençait à apprendre à lire et ce, avec le premier verset de la Bible.

Tout petits, les enfants, au foyer de Samuel Wesley et de sa femme, apprirent à assister fidèlement au culte. Dans aucun récit, on ne trouve des faits aussi profonds et émouvants que ceux que l’on raconte au sujet des enfants de Samuel et Susanna Wesley, car, avant même de pouvoir se mettre à genoux ou de savoir parler, on leur apprenait à rendre grâces pour leur nourriture par des gestes appropriés. Lorsqu’ils commençaient à parler, ils récitaient le Notre Père matin et soir; on leur apprenait en outre à prier pour d’autres choses selon leurs désirs [ …]. Arrivés à l’âge approprié, on attribuait à chaque enfant un jour de la semaine afin de pouvoir parler en particulier avec sa mère de ses « doutes et de ses problèmes. »

Dans la liste, le nom de John figure le mercredi et celui de Charles le samedi. Pour chacun des enfants « son jour » devenait une journée précieuse et mémorable [ …].

Il est émouvant de lire ce que John Wesley, qui était le quinzième des dix-neuf enfants de Samuel et Susanna Wesley, vingt ans après avoir quitté la maison paternelle, disait à sa mère : « En beaucoup de choses, vous, ma mère, avez intercédé en ma faveur et vous l’avez emporté. Qui sait même maintenant si votre intercession pour que je renonce entièrement au monde a été couronnée de succès [ …]. Elle sera sans doute efficace pour corriger mon cœur comme elle le fut autrefois pour former mon caractère. »

Deux fois leur maison fut détruite par un incendie, et Dieu les sauva des flammes.

Dans le deuxième incendie, John avait seulement cinq ans et fut piégé à l’étage. Ni Susanna ni Samuel ne pouvaient l’atteindre, mais ils l’entendaient crier de crainte. Ils se mirent à prier, et John apparut devant la fenêtre juste à temps pour être saisi avant que le toit ne s’effondrât.

Après le sauvetage spectaculaire de John de l’incendie, sa mère, profondément convaincue que Dieu avait de grands projets pour son fils, prit la ferme résolution de l’éduquer pour servir et être utile à l’œuvre de Christ. Susanna écrivit dans ses méditations particulières : « Seigneur, je ferai des efforts encore plus fermes pour cet enfant que tu as sauvé si miséricordieusement. J’essaierai de lui transmettre fidèlement, pour qu’ils se gravent dans son cœur, les principes de Ta religion et de Ta vertu. Seigneur, donne-moi la grâce nécessaire pour mener à bien ce but avec sincérité et sagesse et bénis mes efforts en les couronnant de succès. » Elle mit tant de constance à mettre en pratique sa résolution qu’à l’âge de huit ans, John fut admis à participer à la Cène du Seigneur.

Ce qui suit, écrit par la mère de John, montre comment elle s’appliquait à « ordonner à ses fils et à sa maison après elle de garder la voie de l’Eternel » (Genèse 18:19).« Pour former l’esprit d’un enfant, la première chose à faire est de dominer sa volonté. Instruire son intelligence prend du temps et doit se faire progressivement, selon les capacités de l’enfant. Mais sa volonté doit être subjuguée d’un seul coup, et le plus tôt est le mieux […]. Ensuite on peut diriger l’enfant en faisant appel au raisonnement et à l’amour des parents, jusqu’à ce qu’il atteigne un âge où il peut faire usage de sa raison. »

Peu avant de mourir à l’âge soixante-treize ans, Susanna écrivit à Charles pour décrire sa foi. Elle admettait que pendant des années elle avait lutté dans le doute et la confusion au sujet de son salut, mais que, finalement, elle eut la paix complète. « Quand j’avais oublié Dieu, c’était là que je m’apercevais alors qu’Il ne m’avait pas oubliée. Même dans ces moments-là, Il appliquait réellement, par Son Esprit, les mérites de la grande expiation à mon âme, me disant que le Christ mourut pour moi. »

Sa famille rassemblée autour de son chevet pendant sa maladie finale, elle prononça les paroles suivantes : « Mes enfants, dès que je serai libérée, chantez un psaume de louange à Dieu. » Sur l’épitaphe de sa tombe, figurent, en partie, les mots suivant : « …Ci-gît le corps d’une chrétienne, échangeant la croix pour une couronne.« 

Source : http://sentinellenehemie.free.fr/bio_susannawesley.html