Nul ne « tombe » dans le péché…

Un bien-aimé frère m’a  demandé un jour au cours d’un échange ce que j’avais contre l’expression « tomber » pour parler du fait de pécher autrement dit de désobéir à DIEU pour faire sa propre volonté. Ma réponse a consisté à lui préciser ce qui me gênait dans le fait de dire mais surtout de penser « je suis tombé(e) » lorsque le croyant qui ainsi s’exprime présente la chose (la rébellion à DIEU dont il s’agit = tel péché ou tel autre) comme un accident, comme quelque chose qui se serait produit sans qu’il ne l’ait vue venir.

Le point ici est de souligner que le croyant ne « tombe » pas dans le péché parce qu’il y glisse PROGRESSIVEMENT. Cette glissade progressive peut se passer en une seconde comme en un jour ou plus mais toujours en est-il qu’il y a un point de départ c’est-à-dire un avant, un pendant et un après. C’est au moment de  « l’après » que le croyant emploi l’expression de « tomber ».

« Un après » mais « après » quoi au juste?

Après que sa volonté ait ACQUIESCÉ dans la tentation ou encore après qu’il ait dit « oui » à la proposition que lui faisait le serpent, le diable , comme cela se passa en Éden avec Adam et Ève. Ève a progressivement glissé dans le mauvais sentier et le fait qu’elle ait mangé le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal n’était que la matérialisation de son approbation intérieure face à ce que lui proposait le diable, face à la tentation du serpent (Lire Genèse 3 avec grande attention).

Jacques nous montre aussi que le croyant ne « tombe » pas mais « glisse » ou se laisse entraîner petit à petit et tout le long durant, il peut exercer sa volonté, choisir de dire « non ».

Jacques chapitre 1 versets 12 à 15 12 Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. 14 Mais chacun est tenté quand il est ATTIRÉ et AMORCÉ par sa propre CONVOITISE. 15 Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, ENFANTE le péché; et le péché, étant CONSOMMÉ produit la mort.

Celui qui accepte cette vérité, la vérité de DIEU, prendra alors ses responsabilités et ne se verra ni ne se positionnera plus en « victime » mais réalisera qu’il a choisi de ne pas résister à la tentation, au fruit de l’arbre que lui proposait le serpent en préférant acquiescer, dire « oui ».

Qu’est-ce qui est en train de t’être proposé en ce moment par le serpent, le diable?

Comment se nomme cette manifestation du péché qu’il te propose? Est-ce le mensonge, la rancune, la paresse, l’apitoiement sur soi, l’immoralité sexuelle, la vengeance, l’hypocrisie, la méchanceté, le non pardon, l’avortement, le doute, l’incrédulité…?

Un des mensonges du diable – le père du mensonge – est de séduire le croyant pour que ce dernier – face à sa proposition de penser/dire/faire le contraire de la volonté de DIEU – pense comme ceci : « C’est plus fort que moi, je n’ai pas le choix, je ne peux pas résister, c’est trop difficile ».

Celui qui accepte ce mensonge, remet en cause la vérité selon laquelle DIEU ne nous éprouve pas au delà de nos forces. Je crois aussi que le diable ne nous tente pas au-delà de nos forces. Lorsqu’il a proposé à Ève de manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, cette dernière avait la capacité de dire non et j’en veux pour preuve qu’avant que le serpent ne la tente, ni elle ni son mari n’avait mangé du fruit défendu, fruit qui était pourtant bien présent dans le jardin.

Nous avons le choix de dire NON.

Non aux sollicitations de la chair et de ses passions qui font la guerre à notre âme!

Non aux mensonges du diable qui se garde toujours de nous dire ceci au moment de la tentation :  « Lorsque tu pécheras/te rebelleras contre DIEU pour me croire, tu seras par la suite MALHEUREUX, TRISTE, HONTEUX, CULPABILISÉ…COMME TOUTES LES FOIS PRÉCÉDENTES et je me moquerai de toi parce qu’une fois de plus tu te seras laissé(e) piéger ».

Finies les excuses!

Je ne chercherai plus d’excuses pour me justifier mais je prendrai mes responsabilités et reconnaîtrai que j’ai CHOISI de pécher autrement dit de faire ma propre volonté et non celle de DIEU.

Je me repentirai comme le fils prodigue dans Luc 15 (que je t’invite à lire attentivement) et retrouverai ma position de fils vivant dans l’intimité avec son PÈRE.

Je refuserai de demeurer dans la culpabilité, de m’apitoyer sur moi-même mais je regarderai à JÉSUS QUI est MON AVOCAT auprès du PÈRE et à Son sang qui me lave de tout péché.

De même que le fils prodigue a pu le dire et AGIR par la suite, moi aussi JE ME LÈVE et JE RETOURNE AUPRÈS DE MON PÈRE pour LUI demander pardon.

J’ai le choix, c’est pour cela que JE CHOISIS aujourd’hui que la repentance ne restera plus un projet dans ma vie.

JE CHOISIS aujourd’hui de me repentir de cette rébellion contre mon PÈRE CÉLESTE et je choisis DE CROIRE en Son pardon :

Proverbe chapitre 28 verset 13 Celui qui cache ses transgressions ne prospère point mais celui qui les DÉLAISSE et les AVOUE obtient MISÉRICORDE.

JE CHOISIS d’arrêter de faire semblant pour être vrai(e) avec moi-même, avec DIEU et avec les autres.

Aussi vrai que le croyant ne « tombe » pas mais « glisse » progressivement dans le péché, il A LA CAPACITÉ et DOIT CHOISIR d’exercer sa volonté pour dire :  « NON! STOP! ÇA SUFFIT! » pour se libérer du filet de l’oiseleur.

Matthieu chapitre 26 verset 41 VEILLEZ ET PRIEZ, AFIN QUE vous ne tombiez pas en tentation; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible.

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